fragment of wallpainting depicting duck on water (song of indifference)
© Phile Deprez

Composition, livret, mise en scène Maarten Seghers
Par et avec Simon Lenski, Aya Suzuki, George van Dam et Michael Schmid

Conception éclairages Ken Hioco
Gestion de la production Marjolein Demey

Production Needcompany
En coopération avec l’ensemble Ictus
Réalisé avec le soutien du gouvernement flamand

« Un sage oriental demandait toujours, dans ses prières, que la divinité voulût bien lui épargner de vivre une époque intéressante. Comme nous ne sommes pas sages, la divinité ne nous a pas épargnés et nous vivons une époque intéressante. En tout cas, elle n’admet pas que nous puissions nous désintéresser d’elle. Les écrivains d’aujourd’hui savent cela. S’ils parlent, les voilà critiqués et attaqués. Si, devenus modestes, ils se taisent, on ne leur parlera plus que de leur silence, pour le leur reprocher bruyamment. » 
(Albert Camus - L’artiste et son temps, 14 décembre 1957)

 

Pour Maarten Seghers, faire une œuvre et créer du sens à partir de « l’inintelligible » est un acte délibéré dans lequel sommeille l’espoir. Une nouvelle compréhension peut en sortir. La déconnexion est ainsi une reconnexion en puissance.

fragment of wallpainting depicting duck on water est l’étape suivante de l’investigation que mène Seghers sur la relation potentiellement tragique entre l’artiste et le spectateur. Elle réside dans l’impulsion irrésistible à partager et à se connecter, et l’impossibilité effective d’y parvenir.

Le titre fait référence à une ancienne fresque murale soigneusement conservée représentant un canard sur un étang. La merveilleuse attraction pour cet artefact archéologique insignifiant a révélé un ardent désir de dédramatisation chez Maarten Seghers.

Le sous-titre (song of indifference) renvoie au paradoxe entre, d’une part le point de vue complètement dé- sengagé du paysage représenté avec un canard sur l’eau, et d’autre part l’attente d’un point de vue dramati- quement engagé de la personne observant le paysage: l’arrière-plan du paysage étant formé par la personne qui reconnaît les tragédies profanes.

 

« Aujourd’hui, au-delà de toutes les découvertes, explorations et exploitations, nous arrivons à un paysage. C’est un paysage que l’on ne connaît plus. Le même qui se mue ainsi en nouvelle découverte. L’idée de la fin s’évanouit, le besoin d’un monde alternatif à distance astronomique s’éteint. Un nouveau potentiel surgit au même endroit.

Il y a une explosion de toutes les couleurs et de toutes les significations parce que tout pourrait être et n’est rien. Une déclaration exubérante qui jaillit d’une imagination exacerbée à propos de lieux inaccessibles et de temps incompréhensibles. Un générateur qui fait éclore l’idée absurde appelée ‘ensemble’. »

---------

« La fresque murale me confronte à la notion historique ‘d’art comme représentation’, qui ne répond pas à l’appel contemporain à ‘l’engagement’.

Placer cette scène au centre d’une nouvelle œuvre provoque une réflexion inévitable sur ‘l’implication’. Sociale, politique, sociétale... Il est passionnant et inspirant de voir à quel point l’esprit et le sujet de cet objet d’art historique contrastent avec notre époque: cette période cruciale dans laquelle opèrent les forces émancipatrices mondiales ; ce temps où les œuvres d’art doivent se confronter à un indéniable besoin d’engagement et d’activisme.

---------

Je me représente un chant qui erre confusément entre les traditions de l’opérette et du spectacle. Un chant avec lequel les gens du bord de l’eau célèbrent leur destin tragi-comique; un livret dont le langage abstrait suggère ce que le canard entend en tant qu’auditeur involontaire et ressent comme potentiellement significatif; un livret qui oscille entre engagement et indifférence et explore quelle intensité ce choc est susceptible de provoquer.

Avec fragment of wallpainting depicting duck on water, j’écris mon idée de ‘la première conversation’, une tentative de (re)connexion, de communication interpersonnelle. En dépit de ses intentions et de son intensité, ce livret aux consonances abstraites semble tragique dans son inintelligibilité. C’est une notion centrale dans mon travail : la communication ne devient claire que lorsqu’elle échoue. »
- Maarten Seghers

> Read more

Composition, livret, mise en scène Maarten Seghers
Par et avec Simon Lenski, Aya Suzuki, George van Dam et Michael Schmid

Conception éclairages Ken Hioco
Gestion de la production Marjolein Demey

Production Needcompany
En coopération avec l’ensemble Ictus
Réalisé avec le soutien du gouvernement flamand

Téléchargements
This site uses cookies. By continuing to browse the site, you are agreeing to our cookies policy.