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Goldfish Game raconte l’histoire d’une petite communauté qui subit une désagrégation violente. Jan Lauwers a écrit le scénario en collaboration avec Dick Crane.

La première du film a eu lieu au Festival de Cinéma de Venise, dans la section « Nuovi Territori ». Dans cette catégorie, le jury s’est principalement concentré sur les films très novateurs qui mettent l’accent sur l’expérimentation, les nouvelles technologies et les styles nouveaux, et qui préfigurent dès à présent la culture de l’image de demain.

Le magazine internet Kinematrix (Italie), a sacré Goldfish Game meilleur film dans la catégorie Formati Anomali. Extrait du rapport du jury: un style de mise en scène novateur qui surmonte les limitations du digital.

Goldfish Game a été sélectionné pour le ‘International Human Rights Film And Video Festival Buenos Aires’ en 2002, le festival du film de Gand en 2002, le Solothurn FilmFestival, Suisse en 2003 ainsi que le Rehoboth Beach Film Festival 2004.

Au Slamdance Filmfestival (janvier 2004), Goldfish Game a obtenu le prix du meilleur ensemble, à savoir le ‘Grand Jury Honor for Best Ensemble Cast’.

Dès à présent, le DVD de Goldfish Game sera mis en vente lors des représentations.

Interview réalisée par Pieter T’Jonck,
extraite du Financieel-Economische Tijd
du samedi 8 septembre

Jan Lauwers : Dès avant le tournage, le film était ‘achevé’. Mais dès qu’on se met à filmer, tout se met à glisser. Nous sommes partis d’une vraie histoire, une prolongation de Morning Song (une production théâtrale de Jan Lauwers). Mais ce n’est qu’un instrument. Même la structure classique – l’unité de temps et de lieu – est surtout une métaphore. Elle suggère une façon d’appréhender le temps. Par exemple, il faut toujours faire attention à ce que le soleil se trouve au bon endroit. Ca donne un certain ‘élan’. Mais chemin faisant, je commence à me sentir impliqué dans le médium lui-même. En tant que plasticien, j’utilise mon art pour remettre l’art en question. Peut-on également remettre en question le cinéma en tant que médium ? Et combien de films doit-on réaliser pour acquérir suffisamment de maîtrise pour réellement remettre les choses en question ? Par peur de la grande machinerie du cinéma, on recule devant l’obstacle. Mais comme disait Churchill : ‘The only thing you have to fear is your own fear.’

J’ai opéré quelques choix fondamentaux, notamment le fait de travailler avec des photographes plutôt qu’avec des caméramen. C’est très différent : un caméraman fabrique la lumière, tandis qu’un photographe la cherche. Nous avons aussi fait des plans inhabituellement longs, ce qui nous a donné une liberté énorme. Deuxièmement, nous avons opté pour une caméra digitale, et nous filmons à l’épaule, et très vite. Nous faisons un film de 2 heures en 21 jours de tournage. Enfin, chaque jour, j’ai immédiatement fait du montage avec Nico Leunen. Le résultat de ces montages quotidiens incite à réécrire et à recommencer certaines choses pendant le tournage. Ainsi, en une semaine, nous avions une première version brute du film, et nous avons recommencé. Ca n’a rien à voir avec les principes DOGMA. C’est une façon d’évaluer la signification du jeu des acteurs et de la prise de vues.
Par exemple : que signifie cette grande soif de tourner chez les acteurs, si on enlève tout le côté ‘glamour’ ? Au théâtre, le défi est beaucoup plus grand. Au cinéma, la caméra et le montage s’emparent de l’instant magique et le kidnappent. C’est aussi tout le plaisir du cinéma : tout est dans l’instant, pas besoin de créer une tension. C’est un autre métier.

Avec Grace Ellen Barkey, Anneke Bonnema, Timothy Couchman, Gonzalo Cunill, Dick Crane, Hans Petter Dahl, Misha Downey, Victor Lauwers, Tijen Lawton, Viviane De Muynck, Carlotta Sagna et Simon Versnel. Basé sur le script de Jan Lauwers et Dick Crane. Camera et photographie par Maarten Vanden Abeele et Maarten van der Put. Montage par Nico Leunen. Son par Senjan Jansen. Musique par Doachim Mann. Une coproduction de De Filmfabriek et Needcompany avec le soutien du Fonds Film In Vlaanderen, Brugge2002, Canal+ et Canvas.

Durée: 105 minutes

Version originale: anglais

Sous-titres: français, italien, néerlandais, chinois